les visages de la circonscription – SOPHIE PERCHELLET

De Sophie Perchellet, on connaît l’engagement pour l’annulation de la dette. La jeune trentenaire a exercé la responsabilité de Vice-Présidente du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM) et son nom figure au bas de plusieurs articles sur les printemps arabes, le Pakistan ou Haïti. Bien avant le New York Times, elle a dénoncé dans un livre (« Haïti. Entre colonisation et domination » Editions Cadtm), le chantage et l’étranglement financier que la France et ses banques exerçaient sur l’île des Caraïbes après que celle-ci a arraché son indépendance…  

Mais son entrée en politique est toute neuve. « Je n’éprouvais pas le besoin de m’engager dans un parti politique. C’est venu tout récemment. Quinze jours avant le premier tour de la Présidentielle, j’ai rejoint LFI » raconte-t-elle. Et si on lui demande pourquoi, elle répond du tac au tac : « Parce que j’avais envie que Jean Luc Mélenchon soit au second tour » avant d’insister sur le programme de l’Insoumis et plus particulièrement sur « la place qu’il a su donner à l’urgence écologique. »

Sophie intègre donc le groupe d’action de sa ville, Noisy le Grand. « Je connaissais déjà Yann Millerioux » et avec les autres, le courant passe vite. Quand Thomas Portes est désigné comme candidat titulaire aux législatives, elle s’en réjouit, « J’ai suivi son travail en tant que Président de l’Observatoire national de l’extrême droite. » souligne-t-elle. Elle ne doute pas un instant qu’élu député, son apport sera précieux pour ce combat comme il sera déterminant pour la circonscription. Car l’ancienne responsable d’ONG est aussi une noiséenne impliquée dans la vie locale.

Maman de trois enfants de 5, 6 et 10 ans qu’elle élève en solo depuis quelques années, elle connaît mieux que quiconque les difficultés d’un mono parent : le besoin d’être en forme 24h sur 24h, la difficulté à articuler boulot et famille et parfois la culpabilité de ne pas y parvenir, les mercredis et samedis après-midis sanctuarisés pour les petits, la course perpétuelle contre la montre pour trouver un peu de temps pour ses engagements comme pour soi…

Avec les siens, Sophie vit en logement social. Elle aime évoquer la solidarité qui s’exerce dans les quartiers au travers des associations : les actions de proximité, l’aide aux familles en difficulté et les colis alimentaires mais également les réseaux d’entraides qui se développent, les voyages humanitaires…

Dans la campagne législative, elle affectionne les moments de discussion et d’échange. « En journée nous privilégions des tractages devant les écoles puis on enchaîne sur des portes à portes ou des permanences mobiles. » La noiséenne tient à être présente dans le maximum d’initiatives. « Je trouve beaucoup d’espoir dans cette campagne. On sent qu’il y a une vraie dynamique » s’emballe-t-elle.

Et parmi ses priorités si la victoire est au bout du chemin ? « Instaurer une 6ème République » répond-elle aussitôt. Il est temps de construire des institutions utiles pour nos concitoyen-nes, temps aussi d’en finir avec les violences sexuelles et sexistes. 

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