Au cœur des luttes

J’étais vendredi 8 février devant le tribunal de Bobigny pour apporter le soutien du groupe parlementaire de la France Insoumise aux activistes qui avaient repeint un avion en vert en mars 2021.

Face aux politiques écocidaires la désobéissance civile est un devoir. 

Alors que des milleirs de personnes décèdent chaque année prématurement pour cause de pollution, il y a urgence à s’attaque à un modèle qui polluent fortement. 

Les seules persones qui devraient se retrouver sur le banc des accusés ce sont les patrons de Total et d’Air France qui continuent à porter des politiaues qui nous mettent en danger. 

Les activistes doivent être relaxés !

Avec ma collègue Nadège Abomangoli nous avons cet après-midi reçu le collectif « Blouses blanches pour Gaza » qui se mobilise depuis des semaines en soutien des soignants et pour le respect du droit international et humanitaire dans la bande de Gaza.

Ils demandent un cessez-le-feu immédiat, la libre circulation de l’aide humanitaire, la libération des soignants et la possibilité pour le CICR d’avoir accès aux prisons pour vérifier les conditions de détentions des détenus.

Face à la gravite du massacre ils demandent aussi la protection temporaire pour les blessés et les mineurs. 

Enfin ils ont aussi évoqué la question centrale de l’accueil des familles palestiniennes, aussi bien leur prise en charge matérielle que la question des soins post-traumatiques.

Dès les premiers pas sur le parvis de la gare, le climat est donné. Plusieurs policiers municipaux déambulent pour marquer leur territoire. Il faut dire que Béziers n’échappe pas à la règle. Comme toutes les villes passées entre les mains de l’extrême-droite, la police municipale est au cœur de la communication municipale. Depuis son élection en 2014, Robert Ménard n’a eu de cesse d’augmenter le nombre de policiers municipaux.  En 2014, la ville comptait environ une trentaine de policiers municipaux. Aujourd’hui, ils sont plus de 110. À deux ans des prochaines élections municipales, le maire vient d’annoncer l’arrivée de 16 agents supplémentaires. Rien n’est laissé au hasard. Comme si la multiplication des policiers ne suffisait pas, des affiches géantes format blockbuster américains sont placardées aux quatre coins de la ville pour rappeler que LA priorité de la ville est la sécurité. En bon maire d’extrême-droite, Robert Ménard pratique aussi la surveillance généralisée. On compte, sur l’ensemble de la ville, plus de 440 caméras contre une trentaine en 2014. L’affiche d’une sur-sécurisation de l’espace public est une des constantes des municipalités d’extrême-droite. J’ai pu le mesurer au cours de mes différents déplacements à Hayange, Hénin-Beaumont ou encore Perpignan.

Si nous avons choisi d’organiser une réunion publique autour du thème « extrême-droite, un combat de société », c’est pour mettre en lumière, au cœur d’une ville dirigée par un maire d’extrême-droite, l’impasse et le danger que représente ce courant de pensée politique. La salle dans laquelle se déroule la réunion publique est un vrai symbole. C’est une magnifique salle qui appartient à « La Colonie Espagnole », association créée en 1889 face à la croissance des réfugiés espagnols dans le sud de la France, provoquée par les séquelles de la guerre Carliste. Pendant de nombreuses années, elle fut un haut lieu de résistance au pouvoir franquiste espagnol avec de nombreux meetings organisés par des républicains espagnols en exil. Je dois dire le plaisir qui est le mien de croiser de nombreux camarades cheminots présents dans cette salle. Plus de 100 personnes se sont donné rendez-vous ici un samedi après-midi, sans que le journal local « Le Midi Libre », aux ordres de la macronie, n’ait daigné annoncer cette réunion publique. C’est dire l’intérêt des citoyens pour ce sujet. Dans un moment où la question de la laïcité est instrumentalisée à des fins de propagande raciste et de division du peuple, les mots prononcés à la tribune par Christophe Benoit, responsable de la Libre Pensée à Béziers, sonnent comme une évidence. Depuis son élection, Robert Ménard a fait de l’installation d’une crèche chrétienne à l’intérieur même de sa mairie un cheval de bataille. Face à cela, Christophe rappelle que la présence de cette crèche chrétienne est « une provocation » qui alimente « la division des Biterrois sur des critères communautaristes », avec le choc des civilisations. N’oublions pas que la loi est une loi de paix civile et de liberté, la liberté de croire ou de ne pas croire, qui doit être un choix individuel dans lequel les politiques n’ont pas à s’immiscer. Grand donneur de leçons sur le respect des lois de la République, le Maire de Béziers oublie de dire qu’il a déjà été condamné à cinq reprises entre 2014 et 2022 pour l’installation de cette crèche. Cette instrumentalisation de la laïcité à des fins politiques trouve sa traduction concrète dans une stigmatisation des étrangers toujours plus exacerbée. Comme le souligne Jean-Philippe Turpin, responsable de la CIMADE, « l’étranger est un épouvantail agité par la mairie pour cacher les autre problèmes ». Après plusieurs mois de débat nauséabond autour de la loi dite « contrôle de l’immigration », le responsable associatif indique que nous n’avons pas à dire « oui ou non à l’immigration » car « la migration est une réalité intemporelle, qu’il est impossible de vouloir stopper et que le facteur climatique va accentuer ». La question qui se pose est celle de l’accueil digne, du partage des richesses et de la dignité humaine. Dans un débat où l’extrême-droite veut imposer ses idées, il alerte sur le risque de recours à la rhétorique « utilitariste » au sujet des migrants ce qui sous-entend « qu’il y aurait des migrants utiles et d’autres inutiles ».

Dans un moment où les actes violents d’extrême-droite se multiplient, la prise de parole du maire de Grabels René Revol, agressé par des militants d’extrême-droite, fut particulièrement émouvante. Sa présence était pour nous importante car la haine que lui, et sa commune, subissent depuis plusieurs mois ne vient pas de nulle part. Au cœur de l’été, le maire de Béziers, toujours à la recherche de coups de communication, refuse de marier Mustapha, un Algérien de 23 ans car il est sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Face à cette situation insupportable, et profondément raciste, René Revol prend publiquement position au nom des valeurs qui l’animent. Avec trois députés insoumis (Nathalie Oziol, Sylvain Carriere et Andrée Taurinya), il décide de saisir le Procureur de la République de Béziers. Depuis, une campagne de tags nazis a été menée au cœur de Grabels, la maire a été menacé de morts par des courriers avant de subir une agression physique. Voilà où mènent les campagnes racistes orchestrées par l‘extrême-droite partout dans le pays. Face à ce déferlement, j’ai tenu à saluer le courage de René qui n’a rien cédé et continue de mener un combat frontal contre l’extrême-droite. Il a aussi rappelé que face aux haines, notre meilleur rempart est la République sociale.

Au moment où une mobilisation importante des agriculteurs se déroule, mon camarade député Sébastien Rome est venu rappeler l’importance d’investir tous les terrains. Loin des discours qu’on entend parfois « où tous les agriculteurs seraient des fachos », il indique « que nous avons toute notre place dans cette bataille (comme dans toutes les luttes) pour porter nos propositions et démontrer combien les idées d’extrême-droite n’apporteront aucune perspective à celles et ceux qui se mobilisent contre le modèle de société qui les empêche de vivre dignement de leur travail ». Il faut insister sur cette nécessité de ne pas se laisser imposer les thèmes du débat. Oui, nous avons toute notre place aux cotés des agricultrices et agriculteurs en lutte. Nous n’avons pas attendu les blocages pour porter des propositions. Mon collègue Manuel Bompard défendait, le 30 novembre dernier, une proposition de loi pour garantir des prix plancher pour les agriculteurs, l’encadrement des marges des industries agroalimentaires et de la grande distribution. En décembre 2022, c’est mon camarade Hadrien Clouet, député de Haute-Garonne, qui défendait une proposition de loi pour revaloriser les retraites agricoles. Alors qui peut encore douter que notre place est aux côtés de celles et ceux qui luttent ? Il y a la réalité des plateaux télés où chacune et chacun se dit défendre le monde agricole et la réalité des actes concrets. À l’Assemblée nationale comme au Parlement européen, les insoumis n’ont jamais dérogé de leur ligne : faire en sorte que les agriculteurs vivent dignement de leur travail, s’opposer aux accords de libre-échange et sortir l’agriculture des logiques de marchés.

Au moment de prendre la parole pour conclure cette réunion, je tiens une fois de plus à saluer René Revol pour son engagement et ses combats. C’est pour nous un exemple de ténacité, y compris dans l’adversité la plus violente. J’assume de dire que le combat contre l’extrême-droite doit être frontal. Face à ces gens, nous ne devons rien céder. Jamais. Nous sommes le dernier rempart face à ce courant de pensée qui fait du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie un programme politique. Venir ici à Béziers c’est aussi envoyer le signal que nous mènerons la bataille partout et qu’aucun territoire n’appartient à l’extrême-droite. Je ne vais pas ici revenir sur l’intégralité de mon intervention mais je vais m’arrêter sur trois points.

D’abord, nous avons le devoir de mener un travail permanent de déconstruction des idées d’extrême-droite qui infusent dans la société sans que forcement des gens n’y adhèrent. Mais comment être étonné que le fantasme, par exemple, de l’aide médicale d’État comme responsable de la saturation de l’hôpital public, soit repris par plusieurs personnes quand il est relayé du matin au soir par des chaînes d’information en continu ? De la théorie du grand remplacement à la question des prestations sociales, en passant par le logement, l’emploi ou les salaires, nous avons des arguments pour démonter les mensonges de l’extrême-droite. Béziers est une ville qui compte plus de 1600 logements insalubres, 10.000 vacants et plus de 2000 sont en suroccupation. Qui peut croire qu’en expulsant tous les étrangers, la situation va s’améliorer ? La question du mal logement est une question politique, qui ne se résoudra que par une grande politique publique du logement, des investissements, le respect des lois, en particulier la loi SRU. Affaiblir les droits des étrangers, n’est jamais synonyme d’amélioration des droits des autres. Ici à Béziers, nous avons un symbole de cette politique de diversion. Alors que plus de 30% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et que le taux de chômage pour les 25-54 ans est de 21%, Robert Ménard a fait le choix d’embaucher plus de policiers municipaux mais a supprimé 200 postes depuis 2014 au sein des autres services municipaux. À Béziers, c’est plus de policiers mais moins d’éducateurs et de médiateurs. En clair, moins de social et plus de sécurité.

Nous devons mener un travail de transparence sur les votes des élus d’extrême-droite. Je vais prendre un seul exemple. Ici dans l’Hérault comme dans ma circonscription en Seine-Saint-Denis, la question des déserts médicaux est une préoccupation majeure pour les habitants.  Dans le département de l’Hérault on compte 120 médecins généralistes pour 100.000 habitants dans le département. Pour tenter d’apporter des solutions concrètes, nous avons déposé il y a quelques mois une proposition de loi transpartisane, loin d’être révolutionnaire, mais qui régule l’installation des médecins pour permettre de lutter contre ces déserts médicaux. Les députés du Rassemblement National ont voté contre. Les habitantes et habitants de Béziers, comme des autres circonscriptions où se trouve un député du RN le savent-ils ? C’est un travail permanent, mais c’est aussi à ce prix que nous ferons reculer l’extrême-droite dans notre pays.

Ensuite, et c’est pour moi un point central, il ne faut jamais céder sur les polémiques organisées par le système. Des violences policières à la défense du peuple palestinien en passant par Médine ou l’abaya, nous avons eu raison de tenir la ligne. Nous sommes dans ce pays les derniers à défendre une partie de nos concitoyens qui sont à longueur de journée montrés du doigt, insultés et diffamés. Si nous n’avions pas tenu la ligne sur la question de l’abaya où en serions-nous aujourd’hui ? Pendant des jours une polémique raciste, organisée au plus haut niveau de l’État, a montré du doigt les musulmans de ce pays, les accusant de tous les maux. Certains sont mêmes venus dire que derrière chaque abaya, voire chaque musulman, se cachait un potentiel terroriste. Mais de quoi parle-t-on au juste ? Sur 12 millions d’élèves, moins de 70 personnes ont refusé de l’enlever. L’objectif est toujours le même. Diviser pour faire croire que le problème de l’école publique serait le musulman. Non le problème de l’école publique c’est le manque d’enseignants, le manque d’AESH, la non gratuité de la cantine, le manque de transports scolaires, le séparatisme scolaire des riches. Et cela ce n’est pas de la faute des musulmans, mais du gouvernement Macron.

Enfin je ne peux terminer sans pointer l’immense responsabilité du président Macron et de son gouvernement dans la montée de l’extrême-droite en France. Lui qui se présentait comme « un barrage », affirmant au soir du deuxième tour en 2022 que « le vote l’obligeait », est un formidable tremplin pour l’extrême-droite. Pour cela il peut compter sur deux formidable ambassadeurs : Gabriel Attal et Gérald Darmanin. Depuis des mois, le ministre de l’Intérieur ne cesse d’alimenter une atmosphère raciste dans le pays, n’hésitant pas à pointer du doigt les musulmans pour jouer un rôle de trait d’union entre la macronie, la droite et l’extrême-droite. Le vote de la loi sur l’immigration, où des macronistes ont voté pour une partie du programme de Jean-Marie Le Pen, parachève cette stratégie de jonction. Il faut dire qu’au moment d’écrire ces lignes, la France est un des derniers pays européens où la droite et l’extrême-droite ne sont pas officiellement alliées et en responsabilité, à la tête d’une collectivité départementale, régionale voire étatique.  La nomination d’Attal est un continuum dans cette stratégie. Il suffit d’observer les premières réactions des députés RN lors de sa nomination comme Premier ministre. Ils ont dressé de véritables louanges de son passage à l’Éducation nationale. Et pour cause, le ministre a commencé son mandat sur la polémique raciste de l’abaya pour finir par défendre l’uniforme à l’école … proposition historique de l’extrême-droite. La macronie prépare le terrain de l’extrême-droite en installant au plus haut niveau de l’État ses mots et ses idées. Face à cela, nous devons continuer à porter le programme de l’union populaire. Au-delà de ce que je viens d’évoquer, la bataille contre l’extrême-droite, qui passe aussi par une reconquête des millions d’abstentionnistes, ne peut se gagner sans une perspective politique émancipatrice et victorieuse. C’est en créant les conditions d’une victoire, sur un programme clair de rupture avec le capitalisme, modèle économique qui s’accommode de l’extrême-droite car elle ne remet jamais en cause ses intérêts, que nous mettrons un coup d’arrêt à la montée de l’extrême-droite. Le score de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, comme la victoire de la NUPES au premier tour des élections législatives, sont des formidables point d’appuis pour demain. Ceux qui au nom de petits calculs politiques d’appareils s’acharnent à casser cette dynamique portent une lourde responsabilité dans ce qui peut se passer demain dans le pays. Pour nous, la boussole sera toujours la même, l’union populaire au service des intérêts du peuple.

Au moment de quitter Béziers, je découvre qu’Emmanuel Macron prend la pause avec le Président Indien Narenda Modi, suprémaciste et persécuteur de 200 millions de musulmans dans son pays.  Après avoir été le premier président à aller saluer la fasciste Meloni à Rome, après la photo avec le maillot de l’Argentine dédicacé par le nouveau président argentin Javier Milei, après l’accueil de Orban, Macron fait à nouveau honte à la France. Président des riches, mais aussi premier porteur des régimes d’extrême-droite dans le monde.

Grosse mobilisation dimanche 14 janvier à Paris et partout dans le pays aux côtés des travailleurs sans-papiers pour exiger le retrait de la loi raciste Darmanin – Le Pen.

Une loi qui fait honte à la France et qui fait entrer des pans entiers du programme de Jean-Marie Le Pen dans le droit français.

De la préférence nationale à la remise en cause du droit du sol en passant par la fin de l’AME, l’attaque sur les droits des étudiants étrangers et la chasse aux exilés cette loi raciste aura des conséquences mortelles pour des milliers de personnes.

Détruite les droits des plus fragiles n’aura pas pour conséquence d’améliorer les droits des autres. Les politiques migratoires sont toujours le laboratoire du pire.

Nous serons à nouveau mobilisés le dimanche 21 janvier pour exiger le retrait de la loi Darmanin Le Pen !

Aux côtés des militants du DAL pour demander la réquisition immédiate des logements et bureaux vides pour mettre à l’abris toutes celles et ceux qui dorment à la rue. En 24h deux personnes sont déjà mortes, l’état doit agir pour éviter d’autres morts ! Urgence !

Avec mon collègue Antoine Leaument nous sommes allés apporter notre soutien aux chauffeurs VTC en lutte.

Une mobilisation massive pour dénoncer l’exploitation des plateformes, l’inaction du gouvernement français et exiger le droit de vivre dignement de leur travail.

Face à l’exploitation des travailleurs, ils exigent à juste titre la mise en place d’un numérus closus de VTC pour stopper le dumping social des plateformes et soutiennent la présomption de salariat défendu par Leila Chaibi.

Les chauffeurs mobilisés ont tenu à rendre hommage au travail remarquable de notre camarade Leila Chaibi.

Ce matin j’étais aux côtés de Julie Garnier, conseillière régionale IDF, pour lui apporter tout mon soutien face aux attaques de la direction de Transdev. La « faute » de Julie ? Avoir soutenu des salariés en lutte pour obtenir des conditions de travail dignes et assurer un service sécurité aux usagers.

Depuis l’ouverture à la concurrence du reséau de bus en grande courrone, les droits des salariés sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité mettant en danger les usagers.

Merci à Julie Garnier pour être présente aux cotés des femmes et des hommes qui se battent et résistent.

Ni les menaces, ni les insultes, ni les intimidations ne nous ferons baisser la tête !

Samedi, je me suis rendu à Hendaye avec ma collègue députée Sylvie Ferrer dans le cadre du projet de loi « immigration » porté par Gérald Darmanin. Nous avons fait le choix de nous rendre à la frontière franco-espagnole car elle est l’un des symboles de la politique répressive de la France. Il faut savoir qu’il existe normalement 37 points de passage entre les deux pays mais qu’à l’heure actuelle, seuls 28 sont « ouverts ». Il s’agit cependant d’un grand mot tant que les contrôles sont permanents. Depuis 2015, les autorités françaises ont rétabli les contrôles aux frontières intérieures de l’espace Schengen, et si cela a d’abord concernée la frontière franco-italienne, nous voyons une situation similaire se produire à la frontière franco-espagnole depuis 2018.

Depuis plusieurs mois, des associations dénoncent des contrôles discriminatoires qui violent les droits des personnes. De très nombreux témoignages attestent de contrôles aux facies ainsi que des décisions de refoulement en dehors de tout cadre procédurale comme par exemple l’absence d’interprète ou d’examen de la situation individuelle de la personne.

Avant de visiter le CRA d’Hendaye, nous avons avec Sylvie Ferrer et Miren Echeveste, élue de Podemos, rendu hommage aux républicains espagnols pour leur combat face à la dictature fasciste espagnole. Dans un contexte de montée des haines, nous avons rappelé combien la solidarité était centrale pour faire reculer le fascisme.

La visite du CRA (centre de rétention administratif) fut un moment important de la journée. Au moment d’y pénétrer, nous comptons 29 personnes en rétention pour une capacité de 30. Comme le dira lui-même le commissaire en charge de nous faire visiter « il est rare qu’il soit en sous capacité ». Cela en dit long sur la politique de répression menée par la police française. Visiter un CRA est toujours un moment particulier. C’est un espace qui n’est pas de la détention mais où les gens sont quand même « retenus » avec le temps qui s’arrête. En prison vous avez un horizon de libération, ici non. La seule fenêtre est celle des 90 jours. Après cette date, le juge des libertés est dans l’obligation de statuer et de « libérer » si l’expulsion n’a pas eu lieu. En vérité ils se retrouvent assignés à résidence selon la dernière adresse communiquée. Les locaux du CRA d’Hendaye sont d’une très grande vétusté et aucune activité n’a lieu. Les « retenus » ne disposent par exemple d’aucune bibliothèque. Afin de les aider, et de les informer sur leurs droits, l’association la CIMADE dispose d’un bureau à l’intérieur du CRA. Très souvent la file est sans fin devant cette porte qui représente pour eux le seul espoir de sortir de cette spirale infernale.

En fin de journée nous avons tenu à Hendaye une réunion publique pour expliquer en détail la loi « immigration » et les dangers qu’elle représente. La version sortie du Sénat est un programme d’extrême-droite violent et raciste qui fait sauter toutes les protections. Il faut dire les choses, un tel texte menace directement la vie de milliers de personnes. Au cours de cet échange, nous avons rappelé que la France Insoumise mènera dans quelques jours un combat frontal contre ce texte, à la fois en commission et en séance. Face à la France des barbelés nous défendrons la France de l’accueil, de l’humanisme et de la dignité !

Plus de 60.000 personnes à Paris et 100.000 dans toute la France pour exiger un cessez-le-feu immédiat.

Une mobilisation pour que cesse les massacres à Gaza, pour que cesse le nettoyage ethnique, pour que cesse la colonisation.

Le peuple palestinien doit vivre !

Dimanche après-midi j’étais aux cotés de Jérôme Legrave pour apporter la solidarité du groupe parlementaire de la France Insoumise à la famille de Nahel tué par un policier le 27 juin 2023.
Depuis cette mise à mort, à bout portant, rien n’a changé. Pire le gouvernement a fait le choix de réprimer férocement les révoltes urbaines consécutives à la mort de Nahel plutôt que d’y apporter des réponses politiques.

Depuis 2017, et la loi de Bernard Cazeneuve qui modifie l’usage des armes dans le cadre de refus d’obtempérer, nous assistons à une explosion des tirs. Entre 2017 et 2022, 967 coups de feu ont été comptabilisés (soit 161 en moyenne par an) contre 596 pour la période 2012-2016 (soit 119 en moyenne par an), selon l’IGPN. Soit une augmentation de 35%. Cela a pour conséquence tragique de voir s’allonger la liste de victimes de tirs de policiers après des refus d’obtempérer. Depuis le 1er janvier 2022 15 personnes sont mortes contre une seule en Allemagne. Cela n’est plus possible !

Depuis plusieurs semaines j’auditionne des familles de victimes, des chercheurs, des avocats, des associations mais aussi l’IGPN et l’IGGN pour en finir avec cette loi mortelle. Le 30 novembre prochain, au nom de mon groupe parlementaire, je porterai lors de notre niche parlementaire une proposition de loi pour abroger l’article L435-1 du code de sécurité intérieure qui a donné un véritable permis de tuer aux policiers.

Le camp de la paix est cet après-midi dans la rue.
Plus de 60.000 personnes réunies à Paris pour exiger un cessez-le-feu immédiat et la fin du massacre à Gaza.

Les crimes de guerre du gouvernement d’Israël doivent cesser.

L’histoire jugera ces criminels de guerre.

Belle réunion publique à Perpignan dans le cadre de la campagne nationale de la France Insoumise sur la lutte contre l’extrême-droite.

Jamais nous ne laisserons l’extrême-droite diffuser ses idées de haine au service d’un projet réactionnaire, anti-écologique et anti-social.

Au moment où Emmanuel Macron s’aligne sur les positions du gouvernement d’extrême-droite israélien sans avoir un mot pour la paix, j’étais ce soir aux côtés des organisations syndicales pour exiger un cessez-le-feu immédiat, la fin du massacre à gaza et l’arrêt de la colonisation.

Aujourd’hui, nous commémorions la mémoire des milliers d’algériens pourchassés, fusillés, noyés dans la Seine, lors de la répression aveugle du 17 octobre 1961 opérée par la police aux ordres de Papon.

Leur crime : avoir manifesté pacifiquement contre un couvre feu appliqué aux seuls algériens.

L’État français doit regarder en responsabilité son passé et reconnaitre ce massacre pour ce qu’il est : un crime d’État colonial.

Plus qu’un devoir de mémoire, une nécessité politique du présent.

J’étais hier après-midi avec Pascale Martin et Emmanuel Fernandes à Istanbul pour assister au simulacre de procès de Pinar Selek.

Accusée à tort d’avoir perpétré un attentat à la bombe dans le marché aux épices d’Istanbul, emprisonnée deux ans et demi, maintes fois condamnée et quatre fois acquittée des accusations de terrorisme – en 2006, 2008, 2011 et 2014 – Pinar Selek, exilée depuis 2009 et réfugiée politique en France.

L’acharnement de la Turquie doit cesser. Il est temps que cesse la persécution. Pinar Selek a le droit de vivre, penser et produire en toute liberté.

Avec mes collègues Charlotte Leduc et Martine Etienne je me suis rendu à Metz pour apporter mon soutien aux cheminotes et cheminots mobilisés contre la casse du fret ferroviaire public.

Suite à l’ouverture d’une enquête par la commission européenne en janvier dernier au sujet d’aides, soi-disant, illégales octroyées à FRET SNCF par l’État français le ministre Clément Beaune a décidé de mettre en place un plan de discontinuité qui va avoir des conséquences désastreuses sur le fret ferroviaire public dans notre pays.

Ce plan de continuité, qui est le résultat du refus du ministre des transports de mener la bataille avec la commission européenne, va entrainer le transfert des 23 contrats les plus rentables au privé et la suppression de 500 emplois de cheminots.

Face à l’urgence climatique, Macron et Beaune ont fait le choix de détruire le rail public et de jeter des milliers de camions sur les routes.

Un choix criminel !

Hier, avec une délégation de parlementaires de la France Insoumise et du groupe Écologiste, nous avons rencontré la présidente de la région d’Île-de-France Valérie Pécresse, pour parler de la situation des transports.

Alors que le quotidien des Franciliens et des Franciliennes est lourdement impacté par une offre de transport de plus en plus en difficulté, nous avons pu aborder différents sujets tels que le prix du Pass Navigo, les Jeux olympiques, l’ouverture à la concurrence ou encore la question du financement.

Au moment où l’inflation atteint des niveaux records, où les salaires n’augmentent pas, nous avons dit de manière très claire à la Présidente de Région qu’il était inenvisageable d’augmenter le prix du Pass Navigo. Nous tenons à alerter les citoyens sur le choix contraire de Valérie Pécresse, qui a confirmé hier qu’une augmentation du Pass Navigo aurait bien lieu.

Sur la question des financements de l’infrastructure, nous avons mis en avant nos propositions :

  • Augmentation du Versement Mobilités (2Mds€/an)
  • Augmentation de la taxe de séjour pour les hôtels 3, 4 et 5 étoiles ainsi que les Airbnb (200M€/an)
  • Baisse de la TVA à 5,5 % sur les transports

Sur l’ouverture à la concurrence, Valérie Pécresse a réaffirmé sa volonté de maintenir son calendrier d’ouverture, à savoir le 31 décembre 2024. Nous lui avons rappelé que l’ouverture à la concurrence était toujours accompagnée du même triptyque : hausse de la tarification, baisse du service rendu aux usagers et casse des conditions de travail des salariés. Nous avons réaffirmé notre opposition à cette ouverture à la concurrence qui va avoir des conséquences néfastes pour des millions d’usagers et pour l’ensemble des salariés.

Pour continuer la mobilisation, je vous invite à signer la pétition de la campagne « Stop galère » !

Les électriciens et gaziers ont incarné l’espoir pendant la réforme des retraites.
Véritables fer de lance dans la mobilisation historique que notre pays a connu, les syndicalistes sont aujourd’hui réprimés et criminalisés pour leurs actions en faveur de l’intérêt général.

En reprenant en main l’outil de production, les salariés ont montré qui produit vraiment les richesses de ce pays!

Cette réforme va sacrifier des milliers de vie, c’est au gouvernement de rendre des comptes, pas aux salariés en lutte.

J’apporte mon soutien inconditionnel à Sébastien Menesplier et à toutes celles et ceux qui se battent pour les droits des travailleurs de ce pays !

J’étais samedi 16 juillet aux côtés de la coordination nationale de lutte contre les violences policières dont la manifestation a été interdire.

Une décision qui acte la marche en avant liberticide du gouvernement et la volonté du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin de faire taire celles et ceux qui se battent contre les violences policières.

Alors que 13 personnes sont mortes suite à des refus d’obtempérer en France, que le nombre d’interventions létales des forces de l’ordre depuis 2020 explose ( 40 personnes sont mortes dans le cadre d’une mission de police ou de gendarmerie, 52 en 2021, 39 en 2022 alors que nous étions à moins de 20 avant 2017), que nombre de personnes tuées par un tir des forces de l’ordre a ainsi considérablement augmenté, avec respectivement 18 et 26 personnes abattues en 2021 et 2022, soit plus du double que lors de la décennie précédente, la question des violences policières est une question centrale qui exige des réponses politiques.

Jamais l’autoritarisme d’état ne fera taire celles et ceux qui mènent ce combat juste contre les violences policières et le racisme dans la police, et nous serons toujours à leurs côtés.

Ce mardi 27 juin 2023 à 8h19, une voiture jaune s’est encastrée sur un poteau à Nanterre après une intervention policière. Je découvre, comme beaucoup d’autres, la vidéo à peine quelques heures plus tard sur les réseaux sociaux. Des images qui suscitent immédiatement de la stupeur et de la colère. 48 heures après, je me dis « heureusement que des gens ont filmé ». Oui, car sans ces vidéos, un jeune de plus serait mort sans que la question de l’usage de l’arme par le policier ne soit posée. Très rapidement, les policiers, aidés par des médias aux ordres, écrivent leur propre histoire. Celle d’un contrôle routier qui tourne mal, suite au comportement dangereux d’un délinquant multirécidiviste. Un tissu de mensonges qui vise une stratégie claire, salir la mémoire de Nahel et présenter l’action des policiers comme indispensable pour protéger les autres. D’abord, grâce aux images vidéo, on s’aperçoit que jamais le fonctionnaire de police n’est mis en danger par le refus d’obtempérer. JAMAIS. Ensuite, Nahel n’avait pas de casier judiciaire. AUCUN. Des policiers ont donc sciemment menti pour justifier cette mise à mort. S’ils ont menti, c’est aussi parce qu’ils se sont sentis autorisés à le faire, tant le nombre de cas de violences policières, de morts causés par des policiers, n’est jamais sanctionné. Il faut dire les choses telles qu’elles sont, il y a une sorte d’immunité pour les policiers violents et racistes. Depuis des décennies, les habitants des quartiers populaires subissent des contrôles aux faciès, des brimades, des humiliations, des violences, dans une indifférence totale de la classe politique et médiatique de ce pays.

La mort de Nahel a, une fois de plus, été celle de trop. Mort trop jeune, mort pour rien. Si la colère était attendue après un tel drame, c’est la tentative de justification et de mensonge qui a fait jaillir la flamme de la révolte. Sans ces vidéos, Nahel serait une statistique. Tout simplement. Contrairement à ce que certains veulent faire croire, il ne s’agit pas d’un fait divers. C’est une mise à mort par un policier qui savait qu’il allait tuer en tirant à cette distance. Pour reprendre les mots des avocats de la famille, nous sommes face à une exécution.

Aussi comment ne pas être en colère. Oui, la colère qui s’exprime est compréhensible, elle est même légitime. Des gens ont perdu un ami, un proche, un enfant. L’immense majorité des habitants des quartiers populaires se sont identifiés à Nahel, se disant « cela aurait pu m’arriver à moi ou à un de mes amis ».  La question des violences policières à destination des noirs et des arabes est systémique. En atteste l’étude de l’ancien Défenseur des droits, qui indique que les jeunes hommes « perçus comme noirs ou arabes » ont « une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d’être contrôlés et vivent des relations plus dégradées avec les forces de l’ordre » que le reste de la population. Combien de fait avons-nous  en tête, dans lesquels des policiers ont été couvert par leur hiérarchie ? Une enquête documentée de StreetPress montre que sur 47 morts durant la période 2007-2017 à la suite d’une intervention policière, aucune n’a donné lieu à de la prison ferme pour des policiers. Plus récemment, nous avons en mémoire l’affaire de Michel Zecler qui, le 21 novembre 2020, est passé à tabac par plusieurs policiers dans son studio de musique à Paris et qui a pu être innocenté grâce à la vidéo de surveillance de l’appartement, les policiers ayant dans un premier temps menti sur les faits. Avec Nahel, le scénario a tenté de se reproduire. Comme si une vie humaine pouvait être volée en toute impunité. Nous ne voulons plus accepter cela. Plus jamais.

Et maintenant ? Je le dis avec clarté, il n’y aura pas de retour au calme sans réponses politiques. Nous ne sommes pas face à des émeutes, mais à des révoltes. Des révoltes qui exigent des réponses politiques concrètes.